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Le blog de Jacques Chalmeau

La Septième symphonie de Ludwig van Beethoven (1770-1827)

29 Décembre 2008 , Rédigé par Jacques Chalmeau Publié dans #Oeuvres



Parler de succès lors de la création de la 7ème symphonie de Beethoven est se situer très nettement en dessous de la vérité, puisqu'un un véritable triomphe accueille en 1813 la nouvelle composition du Maître de Vienne. Dans l'orchestre, quelques noms illustres: Schuppanziggh grand violoniste dont l'aura est telle que son nom deviendra un siècle plus tard celui d'un quatuor célèbre, mais aussi et surtout Meyerbeer, futur compositeur de l'inoubliable opéra «le Prophète», Salieri qui décidément ne se fait jamais oublier, Hummel dont Chopin s'inspirera, et Spohr un peu moins connu mais dont la personnalité originale marquera fortement la vie musicale européenne. Tous ces musiciens remarquables et remarqués dans l'histoire de la musique, épaulés par d'autres personnalités Viennoises de renommée plus modeste ou qui ne sont pas passés à la postérité, sont là pour soutenir amicalement et respectueusement le Maître dans cette exécution mémorable.

Cette création du 8 décembre 1813 est organisée au profit des soldats autrichiens blessés ou morts au combat contre … les Français. Elle débute par une Ouverture tonitruante, instrumentée avec des canons et une grosse fanfare. Ensuite la 7ème Symphonie est proposée en première audition mondiale, dirigée par Beethoven lui même. Dans un contexte de guerre interminable qui épuise et démoralise le pays, le public Viennois de l'époque entend cette musique comme le signal de l’optimisme retrouvé des Autrichiens. Il rend hommage avec passion aux défunts qui ont permis ce moment. Nul doute que le deuxième mouvement de la symphonie, grandiose par moments et en tous cas inflexible, puisse être compris comme une marche funèbre colossale à la gloire des héros. L'ancienne Union Soviétique se souviendra à sa manière de cet hommage musical, puisqu'avant la chute du «mur», ce mouvement accompagnera systématiquement les «grands» hommes du régime à leur ultime demeure. Il sera transformé pour l'occasion en marche lourde et solennelle, jouée dans un tempo lentissimo quasi statique. C'est d'ailleurs cette version discutable que l'inconscient collectif a parfois mémorisé à force de l'entendre lors de commémorations télévisées. L'original de Beethoven s'il garde sa solide énergie Prométhéenne, est quant à lui bien plus fluide.

Le succès ne s'est pas tari: la 7ème symphonie a été enregistrée à de multiples reprises par les plus grands orchestres et chefs de la planète.

Elle comporte quatre mouvements:


  1. Poco sostenuto puis Vivace
  2. Allegretto
  3. Presto
  4. Allegro con brio

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